Introduction

Puis ils prirent Jonas et le jetèrent dans la mer, et la fureur de la mer s’arrêta. Ces hommes furent saisis d’une grande crainte de l’Éternel. Ils offrirent un sacrifice à l’Éternel et firent des vœux.

– Jonas 1.15-16 –

Frappés de cette merveille, le premier pas des marins dans le chemin de la sagesse est d’être saisi d’une grande crainte de l’Eternel, un amour respectueux de sa personne, lui accordant la place qu’il lui revient dans leurs cœurs. Ensuite, ils prennent devant Dieu l’attitude d’adorateurs en lui offrant un sacrifice ; ce qui veux dire qu’ils n’avaient pas du tout jeter par-dessus bord quelques instants auparavant. « Ils font des vœux ». Un vœu est le libre dévouement à Dieu, pour le servir sans restriction. Deutéronome 23 : 21 « Si tu fais un vœu à l’Éternel, ton Dieu, tu ne tarderas pas à l’accomplir ; car l’Éternel, ton Dieu, t’en demanderait compte. »

Par la bonté de Dieu, l’infidélité de son serviteur est le moyen même qu’il emploie pour amener ces pauvres marins idolâtres à sa connaissance.

Nous trouvons donc ici tout un ensemble d’hommes sauvés, amenés à Dieu, devenus témoins de sa grâce, des adorateurs et des serviteurs qui Lui sont consacrés. Dans ce vaisseau se trouvent désormais des sauvés, tandis que Jonas, lui est sauvé de la noyade, de la mort.

L’Éternel fit intervenir un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas demeura dans les entrailles du poisson trois jours et trois nuits.

– Jonas 1.17 –

Un gigantesque poisson, préparé par Dieu, avale Jonas, mais il survit miraculeusement. Dans les entrailles sombres et fétides de l’animal, il finit par reconnaître ce qu’il refusait de voir, même dans les moments les plus exaltants de sa prophétie : que Dieu connaît intimement, et chérit profondément, tout être vivant à chaque instant de son existence. Pour lui prophète, la bienveillance de Dieu n’était pas une nouveauté, mais il avait cette fois l’occasion d’en découvrir la profondeur. 

Jonas 1 : 2 « Jonas, dans les entrailles du poisson, pria l’Éternel, son Dieu. »

A quel moment faut-il prier ? Ephésiens 6 : 18 « Priez en tout temps par l’Esprit, avec toutes sortes de prières et de supplications. Veillez-y avec une entière persévérance. »

La prière doit fixer toutes les autres parties de notre armure chrétienne. Il y a d’autres devoirs dans notre vie de service pour Dieu et dans notre situation dans le monde, mais nous devons conserver un temps de prière. Nous avons besoin d’avoir de saintes pensées spirituelles dans notre vie de tous les jours. Un cœur vain sera vain dans la prière. Nous devons prier avec toutes sortes de prière, en public, en privé, et dans le secret ; en société et seul ; solennellement ou soudainement : avec tout ce qui compose la prière : la confession du péché, l’appel à la miséricorde, et des actions de grâces pour les faveurs reçues. Et nous devons le faire par la grâce de Dieu le Saint-Esprit, dans la dépendance et d’après son enseignement. Nous devons persévérer dans nos demandes particulières, sans découragement. Nous devons prier, non seulement pour nous-mêmes, mais pour tous les saints. Notre ennemi est puissant, et nous sommes sans force, mais notre Rédempteur est tout-puissant, et dans le pouvoir de sa puissance nous pouvons vaincre. C’est pourquoi nous devons nous bousculer nous-mêmes. N’avons-nous pas souvent négligé de répondre lorsque Dieu nous a appelés ? Méditons sur ces choses, et continuons à prier avec patience.

Exemple de Jonas : a-t-il prié avant de s’embarquer dans je ne sais quelle aventure ?

A-t-il prié avant de se coucher au fond de la cale ? A-t-il prié lorsque le capitaine le réveille et lui dit dans Jonas 1 : 6 « Invoque ton Dieu » ? A-t-il prié avant de proposer une solution aux marins ?

Abandon de Dieu 

Lorsque Jonas tournait son dos à Dieu et tentait d’échapper à ses responsabilités, il ne se souciait pas de fait qu’il abandonnait Dieu. Soudainement, précipité dans la mer et englouti par un grand poisson, il rentre en lui-même et exprime son sentiment d’être apparemment abandonné par Dieu. Et ce n’est pas un sentiment agréable. Dans la mer, puis dans le ventre du poisson, il apprend ce qu’est l’enfer et c’est là qu’il se repent et se tourne vers Son Dieu.

Jonas, en réalité n’était pas abandonné par Dieu, loin de là. Mais il en avait l’impression. C’est dans sa situation extrême que la main de Dieu et sa protection l’entourait ! Il nous faut saisir la signification de l’eau dans l’Ancien Testament et dans le Nouveau Testament. L’eau symbolise le passage de la mort, mais est aussi étroitement lié à la présence de l’Esprit de Dieu. Cela fait partie du principe que dans la révélation de Dieu, aucun signe ou symbole n’est purement négative puisque l’action de Dieu n’est jamais négative !

La plupart des signes sont ambigus/ équivoques, et celui qui évoque la mort détient la promesse de la vie. Au commencement de la création, les eaux symbolisaient une terre informe et vide, l’abîme … mais le même verset en Genèse 1 :2 déclare que « l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux ».

Le grand poisson symbolise un abandon total, l’enfer et Jonas en parle en ces termes :

Jonas 1 : 3 « Ildit : Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, Et il m’a répondu ; Du sein du séjour des morts J’ai appelé au secours, Et tu as écouté ma voix. »

Psaume 118 : 5-6 « Du sein de la détresse j’ai invoqué l’Éternel : L’Éternel m’a répondu, il m’a mis à l’aise. L’Éternel est pour moi, je ne crains rien. L’araignée protectrice. »

ILLUSTRATION : Félix de Nola fuyait un jour devant quelques truands qui manifestement avaient résolu de porter atteinte à sa vie. Tout en courant il criait à Dieu, implorant son secours. Finalement il trouva refuge dans une cave. A peine eut il fermé la porte qu’une araignée se mit à tisser sa toile sur la serrure. Quand les poursuivants arrivèrent à cette maison, l’un d’eux s’apprêta à inspecter le sous-sol. Mais, apercevant la toile d’araignée sur la serrure, il renonça à l’inspection de cet endroit, pensant que personne n’aurait pu entrer par cette porte sans déchirer le frêle rideau de soie. Les agresseurs poursuivirent leur route et l’homme de Dieu échappa à leurs griffes. Le Seigneur avait protégé son serviteur. Il fit ensuite le commentaire suivant au sujet de son expérience : « Même une toile d’araignée devient un mur quand Dieu est là. Mais là où Il n’est pas, un mur n’est qu’une toile d’araignée ».

Jonas fuit Dieu, mais Dieu le cherche. Vous avez pendant des années peut-être, essayé d’éviter le regard de Dieu, et au travers de cette parole, peut-être que le Saint Esprit essaye de vous réveiller, de pénétrer en vous pour vous faire connaître, non pas le jugement, mais le temps de la grâce de Dieu. Et c’est quelque chose de magnifique « Dans ma détresse, dit Jonas, j’ai invoqué l’Eternel, et Il m’a entendu. » C’est magnifique !

Savez-vous ce que Jonas rencontre dans la détresse ? Le grand poisson ! Ce poisson était le moyen par lequel Dieu avait décidé de sauver Jonas des profondeurs de la mer et de son état spirituel !

Abandon à Dieu 

Comme je l’ai déjà souligné, il ne faut pas nous concentrer sur ce qui se passe dans le poisson – comment un homme petit survivre dans ces conditions – mais de bien saisir ce qui se passe dans le cœur de Jonas.

Sa prière nous oriente vers le véritable miracle : celui d’un homme qui, plongé dans les profondeurs d’une grande misère, découvre la grande miséricorde de Dieu. Il découvre que, en dépit de son abandon de Dieu, Dieu ne l’a pas abandonné malgré les apparences. Jonas découvre son salut en son Dieu dans le ventre du poisson avant que ce dernier ne le vomisse sur la terre ferme.

À l’exception des versets 1 et 11, tout le chapitre 2 est consacré à la prière de Jonas. Chose importante car il n’y a que 4 chapitres dans ce livre.

La priere

Tu m’as jeté dans un bas-fond au cœur des mers, Et les courants d’eau m’ont environné ; Toutes tes vagues et tous tes flots ont passé sur moi. Et moi je disais : Je suis chassé loin de tes yeux ! Mais je contemplerai encore ton saint temple. Les eaux m’ont couvert jusqu’à la gorge, L’abîme m’a enserré, Des joncs se sont noués autour de ma tête. Je suis descendu jusqu’aux ancrages des montagnes, Les verrous de la terre m’enfermaient pour toujours ; Mais tu m’as fait remonter vivant du gouffre, Éternel, mon Dieu ! Quand mon âme était abattue au-dedans de moi, Je me suis souvenu de l’Éternel, Et ma prière est parvenue jusqu’à toi, Jusqu’à ton saint temple. Ceux qui s’attachent à de vaines idoles Éloignent d’eux la bienveillance. Pour moi, je t’offrirai des sacrifices avec un cri de reconnaissance, J’accomplirai les vœux que j’ai faits : Le salut appartient à l’Éternel.

– Jacques 2.3-10 –

La prière de Jonas contient quatre aspects/caractéristiques de toute véritable prière. Ces quatre éléments devraient toujours être présents dans nos prières, surtout lorsque nous nous trouvons dans des situations provoquées par notre désobéissance à la volonté de Dieu et que nous avons besoin de repentance pour retrouver le droit chemin.

Premier aspect : Honnêteté

La prière de Jonas est remarquablement honnête. Combien de fois sommes-nous malhonnêtes dans nos prières. Nous nous adressons au Seigneur en négligeant une situation particulière que Lui a provoqué, ou alors en refusant de reconnaître un péché dans notre vie, ou bien encore en tentant d’obtenir une réponse à une requête qu’Il a déjà clairement rejeté.

L’histoire de Jonas est un miroir pour nous. Certaines personnes dont j’ai l’occasion de conseiller s’imaginent que la prière est un moyen de pression pour forcer Dieu de changer de pensée, de se raviser, en nous permettant de faire quelque chose qu’Il a déjà clairement défendu. En plus, arrivés à ce stade, certains non seulement continuent à rejeter la volonté de Dieu pour eux, récoltant ainsi le fruit de leur désobéissance, mais ils tentent de trouver d’autres responsables pour leurs déboires ! La prière ne pousse pas Dieu à changer d’avis ou sa volonté, mais la prière le laisse accomplir ce qu’Il a décidé de faire. La prière permet à Dieu de manifester sa volonté parfaite. C’est notre persévérance dans la prière qui permet à Dieu d’intervenir dans ces moments sombres et troubles, les saisons de sécheresse du désespoir spirituel.

La prière véritable garde/maintien nos vies ouvertes à l’action de Dieu Lui permettant d’agir et d’œuvrer.

Un chrétien doit vivre en réaliste. Mais si l’on désobéit à Dieu en tentant de fuir de devant ce qu’Il nous demande, c’est un manque de réalisme ! Au lieu d’être honnête concernant le problème, comme Jonas l’a été, on tente d’occulter la misère, d’en trouver une explication, une autre cause.

Par exemple : certains diront “Cela devait arriver…c’est la vie et on n’y peut rien” (fataliste). D’autres déclarent “c’est peut-être dur, mais je m’en sortirai coûte que coûte … avec le temps tout s’arrangera””

Mais Jonas n’a pas fait cela. Bien au contraire, il admet sa détresse dans Jonas 2 : 3- 6 puis il reconnait que cela vient de Dieu verset 3 « Tu m’as jeté dans l’abîme ». Ce ne sont pas les circonstances, ni les mariniers – quoiqu’ils aient joué un rôle – mais c’est Dieu qui envoie la tempête, la tourmente, en réponse à la rébellion de son serviteur. “Toutes tes vagues et tes flots”(verset 3).

Dans un sens, cela intensifie l’aspect terrifiant de sa situation. C’est déjà terrible qu’il soit si loin de la terre ferme, sans aucun espoir de s’en sortir, mais que ce soit Dieu qui ait permis tout cela l’est encore plus.

Dieu s’adresse à Jonas comme un juge. Convoqué à la barre, le verdict de culpabilité est prononcé et la sentence de mort est immédiatement appliquée – quelle grande terreur !

Mais de l’autre côté, quel grand réconfort que de reconnaitre la présence de Dieu, même au milieu de Son juste jugement. Car il vaut mieux tomber entre les mains de Dieu, même en jugement, que d’être séparé de Lui !

Exemple de David et son péché dans le cadre du recensement d’Israël en 2 Samuel. Par le prophète, Dieu lui offre trois choix pour un jugement : sept années de famine, trois mois de défaites militaires, ou trois jours de peste dans le pays. 2 Samuel 24 : 13-15 « Gad arriva chez David et lui rapporta ceci : Est-ce qu’il t’arrivera trois années de famine dans ton pays, ou bien trois mois de fuite devant tes adversaires qui te poursuivront, ou sera-ce trois jours de peste dans ton pays ? Maintenant prends-en connaissance et vois ce que je dois répondre à celui qui m’envoie. David répondit à Gad : Je suis dans une grande détresse ! Oh ! tombons entre les mains de l’Éternel, car ses compassions sont immenses ; mais que je ne tombe pas entre les mains des hommes ! L’Éternel envoya la peste en Israël, depuis le matin jusqu’au temps fixé ; et, de Dan à Beér-Chéba, il mourut 70 000 hommes parmi le peuple. »Une sage décision, car même si le jugement est tombé, le verset 16 nous dit « Comme l’ange étendait la main sur Jérusalem pour la détruire, l’Éternel eut du regret à cause de ce malheur et dit à l’ange destructeur qui était parmi le peuple : Assez ! Retire maintenant ta main ».

Notre Dieu est un Dieu saint qui juge mais Il diffère son jugement face au repentir et à la confession des hommes de leur état de péché.

 

Deuxième aspect : la pénitence

La prière de Jonas est également caractérisée par une attitude profonde de pénitence. Pénitence est un mot ancien dont le sens a été complètement tordu. Les gens sont venus à croire qu’il s’agit d’autopunition, de s’infliger une sanction, une peine, parfois une douleur physique. Le véritable sens est : se repentir, confesser son péché, avoir un profond regret/ remords d’avoir offensé Dieu avec l’intention de réparer ses fautes et de ne plus y retomber.

Ceci est clairement un pas de plus que l’honnêteté, car il, est possible d’être honnête par rapport à sa situation, même reconnaître que le jugement vient de Dieu sans pour autant se repentir de son péché. On peut reconnaître que Dieu nous juge et ensuite nous mettre en colère contre Lui !

La prière de Jonas est une vraie repentance et ceci pour deux raisons :

Une idole est tout ce qui prend la place de Dieu. La miséricorde est ce que Dieu déploie en faveur des siens.

Ce verset nous explique que chaque fois qu’un enfant de Dieu place autre chose au-dessus de Dieu dans sa vie, elle devient une idole et cette personne s’éloigne de Dieu, et inévitablement, s’éloignant par là même de la miséricorde que Dieu manifeste constamment. Dieu n’est pas moins miséricordieux, mais son enfant désobéissant rejette cette miséricorde, méritant tout ce qui lui tombe dessus.

Jonas n’a rien demandé. Il était sincèrement contrit au sujet de son péché.

 

Troisième aspect : rendre grâce

Pourquoi le remerciement, l’action de grâces ? Pour quelle raison Jonas, englouti par un grand poisson au fond de la mer, pouvait-il être reconnaissant. Au regard de sa situation physique : pas grand-chose. L’attitude de Jonas continue à m’étonner.

Dans le domaine spirituel, en revanche, la réponse devient claire … c’est une délivrance spirituelle pour laquelle il rend grâces ! Jonas 2 :9 « Pour moi, je t’offrirai des sacrifices avec un cri de reconnaissance, J’accomplirai les vœux que j’ai faits : Le salut appartient à l’Éternel. » Le mot est “salut”, et pour cela il est profondément reconnaissant.

Il n’est pas reconnaissant que Dieu l’a délivré, parce qu’il était encore dans le ventre du poisson. Il n’était pas reconnaissant par ce que Dieu allait le délivrer. Cela, il ne le savait pas !

La raison pour laquelle il désire offrir des sacrifices avec des cris d’actions de grâces c’est parce que Dieu l’avait détourné de sa rébellion – par des événements qui étaient les signes de jugement, l’incitant à invoquer le nom de l’Éternel – de reconnaitre sa culpabilité et la sainteté de Dieu. Il rendait grâces pour son salut, pour la constance et la fidélité de la miséricorde et de la grâce de son Dieu envers lui. “Le salut vient de l’Éternel” C’est ici que se produit le vrai miracle, aussi bien qu’à Ninive au prochain chapitre ou sur le navire au chapitre 1. Le grand miracle n’est pas quand Dieu interrompt l’histoire de l’homme avec un événement surnaturel, une résurrection, arrêter la rotation de la terre dans son orbite. Le vrai miracle c’est quand un cœur humain vient à reconnaitre son péché personnel devant Dieu et le lui confesse, permettant à Dieu de restaurer, de réconcilier l’homme avec son Créateur.

 

Quatrième aspect : sacrifice et vœux

Un dernier aspect de la prière de Jonas ne doit pas nous échapper, car vis-à-vis de sa rébellion, c’est l’aspect ayant la plus grande signification.

Quel est-il ? C’est que Jonas est prêt à prendre sa place il côté des païens. Il avait déclaré aux mariniers : « je suis Hébreu”.A Dieu il avait dit par son action (sa fuite) : “je ne veux pas prêcher aux païens”. Mais voilà qu’il est prêt il prendre sa place à leurs côtés comme un de ceux qui ont besoin de la miséricorde de Dieu et qui l’a trouvé.

Vous me demanderez peut-être : “mais, Roger, où as-tu été tu chercher cela”. “Je ne vois pas de verset dans ce texte qui dit cela” ! C’est vrai, il n’y a pas de verset qui le dit en ces termes, mais notons très attentivement le parallèle qui existe entre le verset 10 du chapitre 2 et le verset 16 du chapitre 1:

Jonas 2 : 10 « Pour moi, je t’offrirai des sacrifices avec un cri de reconnaissance, J’accomplirai les vœux quej’ai faits : Le salut appartient à l’Éternel. »

Jonas 1 :16 « Ces hommes furent saisis d’une grande crainte de l’Éternel. Ils offrirent un sacrifice à l’Éternel et firent des vœux. »

Les mariniers ont appris de quelle manière on doit s’approcher de Dieu, au travers le sang d’une victime innocente / un substitut etpar un engagement personnel exprimé par un vœu. Jonas, prophète de Dieu, promet de s’approcher de la même manière (puisqu’il était dans I’ incapacité de le faire dans le ventre du poisson), par des sacrifices et en accomplissant les vœux formulés.

Il nous est très difficile de passer à côté de l’application de ce récit.

Jonas, malgré ses protestations, est venu à Dieu, non comme un privilégié méritant quelques indulgences, mais comme un pêcheur comme tous les autres membres de la race humaine. Il en est de même pour chacun de nous. Si nous venons à Dieu les mains pleines, proclamant nos propres mérites, nos exploits, en s’attendant à ce que Dieu nous accepte sur cette base-là, nous n’avons aucune espérance d’être sauvés.

Ephésiens 2 : 8-9 « C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »

Par contre, si nous venons à Dieu en reconnaissant que nous ne méritons rien de sa part à part son juste jugement et sa colère, si nous plaçons notre foi en Jésus-Christ, son Fils, qui est devenu volontairement notre substitut, se sacrifiant il notre place, et si nous promettons de le servir en tant que disciple fidèle jusqu’à la fin de nos jours, alors Dieu nous sauve et nous entrons dans une expérience de vie riche et remplie de la grâce et de la miséricorde de Dieu … tout comme Jonas.

Conclusion

Personne ne s’est réellement repenti jusqu’à ce qu’il ou elle ait reconnu que l’on ne peut être sauvé par ses propres mérites. Et personne n’a jamais été sauvée à moins de venir à Dieu sur le mérite du sacrifice que Lui seul, dans sa grâce a pourvu.

La dernière phrase du verset 10 tient toute son importance « Le salut appartient à l’Éternel…la délivrance est de l’Eternel ». Le salut est possible uniquement parce que Dieu le rend possible. Tout vient de Lui !

Merveilleuse conclusion de sa prière, témoignage de sa foi en la bonté de Dieu ! Un détail nous frappe encore : sur le navire, Jonas a entendu gronder la colère divine ; dans les entrailles du poisson, il n’entend plus qu’une voix douce et subtile, celle de la miséricorde.

Quelle pensée réconfortante pour Jonas ! Mais si c’est réconfortant pour Lui, à combien plus forte raison cela l’est pour nous qui vivons de ce côté de la croix de Christ. Car c’est exactement ce que le nom de Jésus signifie “Le salut vient de l’Éternel”.

Lorsque l’ange apparut à Joseph en expliquant la signification de ce nom il a déclaré dans Mathieu 1 : 21« Tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés” Le salut vient de l’Éternel !

C’est le thème de la Parole de Dieu toute entière. Tous, nous avons tenté de fuir devant Dieu. D’autres autour de nous fuient encore. Mais il n’est pas nécessaire que tous périssent. Dieu a pourvu le chemin à la vie éternelle par la mort et la résurrection de son Fils bien-aimé.